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Bataille de la Sambre - Un jeune soldat de la Mémoire d’août 1914

Martin_Chapelle_Site.jpg

 

LE ROUX

Un jeune soldat de la Mémoire d’août 1914

Martin Chapelle, 17 ans, nouveau président du comité du souvenir

 

Une page s’est tournée au sein du Comité du Souvenir de Le Roux. Son président-fondateur, Daniel Tilmant, 68 ans, a cédé le flambeau à son petit-fils, Martin Chapelle. A presque 18 ans, ce jeune Taminois est motivé à poursuivre la tâche de relayer la mémoire des tragiques combats de la Sambre, en août 1914.

 

Bon sang ne peut mentir. Martin Chapelle, qui aura 18 ans en février, est le nouveau président du Comité du Souvenir de Le Roux, fondé par son grand-père, Daniel Tilmant. Ce dernier, pour des raisons de santé, s’est résolu, au printemps dernier, à lui céder le flambeau de la mémoire des sanglants combats du 22 août 1914.

 

C’était il y a plus de 100 ans. Les troupes déferlantes de l’armée allemande, dotées d’armes d’une puissance de feu inégalée, franchissent la Sambre. Dans leur costume bleu et pantalon rouge, les jeunes Normands et bretons envoyés par trains entiers sur cette ligne de front pour leur opposer une résistance y est sauvagement mitraillée. La violence du choc dégénère en boucherie immonde.

 

« Je n’oublierai jamais que des jeunes hommes, à peine plus âgés que moi, se sont levés un matin pour prendre le fusil et partir défendre des couleurs et des valeurs et mourir pour elle », souligne le nouveau président. Pour ça, même si l’homme a commis depuis bien pires horreurs, « ces victimes ne peuvent être oubliées », explique-t-il. Les tragédies ne peuvent pas se faire concurrence même si, tôt ou tard, les commémorations s’teindront d’elles-mêmes, les nouvelles chassant les anciennes. En tout cas, avec Martin Chapelle, biberonné à la ferveur d’honorer la mémoire, par devoir, le Souvenir du sacrifice de tant de jeunes vies éventrées sur la Sambre semble assuré. Jugez-en. A peine était-il né, en février 2006, que son grand-père, quelques mois plus tard, le faisait parrain d’une tombe d’un de ces valeureux soldats. Et pas n’importe qui : le sous-lieutenant Georges Cotelle, qui a donné son nom à un monument et à une rue de Le Roux.

 

Photo_Duo.png 

Martin Chapelle, 17 ans, perpétuera le Souvenir fondé par son grand-père, Daniel Tilmant.

 

La peur de l’horreur

Martin a donc été sensibilisé très tôt aux sordides capacités de l’espèce humaine à s’entretuer par bêtise vengerance ou désir de conquête.

 

Daniel Tilmant parle d’un jeune homme très mûr pour son âge, à qui il a communiqué le fvirus d’une mémoire du pireà perpétuer avec l’espoir qu’elle éclaire le présent pour que la bête humaine ne sorte plus de son trou.

 

C’est loin d’être gagné.

 

Son petit-fils, il l’a emmené sur les traces de ces suicides européens, du musée de Waterloo (son préféré) à Verdun, en passant par le mémorial de Caen et les plages normandes du Débarquement.

 

« J’habite à Tamines – une des sept villes martyres de Belgique – et chaque fois que je passe à côté de l’église Saint-Martin, je pense à ces centaines d’innocents (383 personnes) qui ont été fusillées le 22 août 1914. Que de générations anéanties par la folie humaine. Que de noms effacés. Tout ça m’a marqué », confie-t-il.

 

Le jeune Martin accède à la présidence du comité l’année d’un anniversaire : le centenaire de l’aménagement du premier cimetière de la Belle-Motte. Ce jardin des morts pas comme les autres, où le silence est pesant, a été inauguré le dimanche 19 août 1923. Par des cortèges rehaussés de galons à trois et quatre étoiles, français et belges.

 

L’hommage aux morts du 20 août prochain ne dérogera pas à la tradition : un discours fort, aux moins dix dépôts de fleurs et un intense moment de recueillement voire du suspension, où seuls les arbres ramageront. Dans ce cadre solennel, le jeune président s’était déjà exprimé en 2019, au nom de la jeunesse. Il avait 13 ans. « J’avais envie de vous dire combien j’ai peur de cette horreur que l’on appelle la guerre. Et j’aime cette phrase qui dit que la violence est le dernier refuge de la bêtise. » Pierre Wiame

 

EN BREF

LA MÉMOIRE PARTAGEE

Le 20 août, à 9h45, la cérémonie sera dédiée à un partage de la mémoire et de ma paix, désormais en présence d’un représentant de l’ambassade d’Allemagne.

Pour faire perdurer le souvenir, le comité a fait réaliser une boîte de biscuits illustrée du passé et présent de la Belle-Motte, qui sera vendue au prix de 20 €.

 

SUR FACEBOOK

Signe de changement, les internautes peuvent désormais suivre l’actualité du comité du Souvenir sur Facebook. Martin Chapelle s’est donné pour objectif de faire connaître la Belle-Motte à un plus grand nombre de personnes.

 

VIVER LA France

Le cimetière a recueilli les corps identifiés de 1.191 soldats. Deux Ossuaires, de part et d’autre de l’Ogive, contiennent les restes de 2.875 corps français, non identifiés. C’est le 2e plus grand cimetière militaire français de la Première Guerre mondiales en Belgique. En 2002, l’Etat français y a investi 90.000 €.

Les tombes ont été réalignées et de nouveaux emblèmes posés. Loin des premiers écriteaux patriotiques de 1923, martelés d’un Vive la France.

 

Belle_Motte_1919_Croix_de_bois.jpg

Le premier cimetière de 1923, aux croix et écriteaux en bois. Il sera totalement reconfiguré et réaligné en 2002

 

 

 

 


Date de création : 12/08/2023 @ 07:26
Dernière modification : 12/08/2023 @ 07:45
Catégorie : Bataille de la Sambre

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