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Pages Mémoire - En 1918, la grippe « espagnole »

En 1918, quand la grippe « espagnole » avait transformé Clermont-Ferrand en ville morte.

 

L’épidémie de la grippe espagnole provoqua la mort de 20 à 50 millions de personnes dans le monde en 2 ans, soit environ 4 à 5 fois plus que le nombre de victimes de la PGM. C'est sans doute la pandémie la plus virulente de l’histoire de l’humanité.

Bien que qualifiée d’"espagnole", cette grippe (entraînant une surinfection bactérienne) n’est pas originaire de la péninsule ibérique. Vraisemblablement apparue du côté de Boston, elle aurait été importée par les soldats américains arrivant sur le front occidental, avant de se répandre sur les champs de bataille d’Europe puis dans les colonies d’Afrique et d’Asie.

 

Octobre 1918, l'hécatombe

Les scènes de liesse liées à l'Armistice et la démobilisation contribuèrent à la diffusion du virus. Et la mauvaise santé des hommes, aux poumons parfois fragilisés par les gaz et la vie dans les tranchées, lui permit de garder longtemps sa virulence.

Le mois d’octobre 1918, quelques semaines avant la fin de la guerre, est particulièrement meurtrier.

Le virus y est d’autant plus virulent et mortel que les populations sont alors harassées par le conflit.

Des personnalités, comme le poète Guillaume Apollinaire, y succombent.

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En France, la grippe espagnole arrive... par l'Allier

En France, le pire des virus de la grippe, mass killer identifié H1N1, a franchi l’Atlantique, du centre des États-Unis aux rivages européens, pour commettre ses premiers meurtres pendant l’été 1918 en plein cœur de la France, à Échassières, petite commune de l’Allier.

Le 30 août, une dépêche de l’Agence Havas tombe :

« On signale qu'au village de Santés, commune d'Échassières, vingt personnes sur une quarantaine formant la population ont été malades en même temps de la grippe espagnole. Quatre sont mortes. »

Dans le Puy-de-Dôme, un témoignage permet de mieux évaluer l'impact de cette grippe : celui du professeur d’université Desdevises du Dezert.

Bien informé, l'homme fréquente les autorités, y compris les états-majors militaires.

D’avril 1918 à avril 1919, on recensera 50 à 100 décès pour 10.000 habitants dans les départements du quart sud-est les plus touchés par l’épidémie, parmi lesquels le Puy-de-Dôme.

À Clermont-Ferrand, le pic de la mortalité est atteint en octobre, quelques jours avant que les habitants ne célèbrent l’Armistice entre joie, chagrin et colère vengeresse : 18.215 jeunes Puydômois ne sont pas revenus, soit 11 % de la population masculine du département. « Les boches doivent payer ! » entend-on ici et là.

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En octobre 1918, au moment crucial de l'épidémie, 154 grippés sur 2400 décèdent à l'hôpital militaire de Clermont-Ferrand, soit une proportion de 6,4 %. A Périgueux, sur 1490 cas, la létalité est de 6,6 %. A Toulon, elle est de 7 % pour 2320 cas et à Dôle de 9,4 % pour 2830 malades. Mais à Caen, 344 grippés donnent 55 décès (16 %) et cette proportion s'élève à 35 % à Angoulême.

Pierre DARMON (Historien, auteur de Une tragédie dans la tragédie, la grippe espagnole en France d'avril 1918 à avril 1919)

Pierre DARMON a ainsi comptabilisé « une quarantaine de morts par jour dans l’agglomération clermontoise ».

Aline Fryszman complète : « On a quelques remarques de Desdevises du Dezert qui note, dans ses papiers, combien il est frappé par l’importance des transports funèbres :

« Chaque jour, on voit les autos emporter de Royat à Herbet des cercueils américains – quelque fois trois, quatre, cinq à la fois. J'en ai vu recouverts de drapeaux étoilés – et aujourd'hui, 17 octobre, j'en ai vu un qui était une simple boîte de bois blanc. A Montferrand, hier après-midi, nous avons vu un char de pompes funèbres apporter trois bières d'un seul coup ».

Dans son ouvrage Une tragédie dans la tragédie, Pierre DARMON recense par département les décès dus à la grippe espagnole.

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SOURCE : La Montagne.

 

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Date de création : 04/04/2020 @ 10:37
Dernière modification : 04/04/2020 @ 10:52
Catégorie : Pages Mémoire

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