Les opérations américaines contribuent au contraire à étendre les hostilités aux pays voisins : la guerre civile laotienne et la guerre civile cambodgienne deviennent des conflits annexes à la guerre du Viêt Nam. Les effets de la médiatisation de la guerre du Viêt Nam jouent énormément alors qu'affluent au pays des photos d'envoyés spéciaux que l'administration ne sait comment contrer. Les effets sur l'environnement des agents chimiques, tels que l'agent orange, un défoliant très utilisé par les Américains, ainsi que les problèmes sociaux colossaux causés par la dévastation du pays après tant de morts ont certainement réduit la durée de vie de beaucoup de survivants. Durant le reste de l'année 1964, cinq autres coups d'État, ou tentatives, se déroulèrent au Sud, et sept gouvernements s'y succédèrent. La défaite militaire des Américains est une conséquence d’une stratégie militaire erronée ainsi qu’une couverture médiatique dénuée d’objectivité. La route de Saïgon était alors ouverte et rien n'arrêtera plus les troupes de l'Armée populaire vietnamienne. En 1954, il a été la première personne à faire référence publiquement à la théorie des dominos[18]. Le 17 janvier 1975, elles occupent la capitale régionale de Phuoc Binh, à 160 km de Saïgon. En représailles, le président Johnson fit bombarder les installations côtières du Nord. Le nord lance de multiples petites attaques de diversion sur les provinces du centre afin de dérouter l'état-major sudiste et le forcer à laisser ses troupes dispersées. En 1971 à Washington, les juges acquittent certains manifestants pour des actes, qui, deux ans plus tôt auraient été punissable par emprisonnement. Cependant, plusieurs politiciens, comme le président Eisenhower, rejetèrent cette idée, puisque l’opinion publique était réfractaire à une autre intervention armée en Asie à la suite de la récente guerre de Corée[11]. Dans les semaines qui suivent la capitulation, le rôle joué par l’URSS dans la défaite du Japon est reconnu. études internationales, vol. 135 femmes, enfants et vieillards sont massacrés à Ha My les 15 février 1968[101]. Les combats entre forces vietnamiennes s'achevèrent avec la chute de Saïgon, capitale de la RVN, le 30 avril 1975. Les images des conflits et des morts s'insèrent dans les foyers. L'incident du Mayagüez de 1975 au Cambodge est considéré comme la dernière bataille de la guerre du Viêt Nam et opposa des combattants américains et Khmers rouges. Le 10 mai les États-Unis y furent condamnés à l'unanimité pour "agression"... "sur la base des critères de la loi internationale", "bombardements délibérés, systématiques et à une grande échelle d'objectifs purement civils"[104] puis le 1er décembre, pour "génocide"[105]. Pendant sa campagne, Nixon assura avoir un plan secret pour terminer la guerre. Le nouveau gouvernement cambodgien, présidé par le général Lon Nol, savait très peu de choses de cette intervention surprise, décidée par la Maison Blanche en avril 1970[62]. Les Soviétiques sont dans une position difficile car s'ils refusent de jouer les médiateurs c'est pour ne pas s'aliéner les Nord-Vietnamiens et les pousser dans les bras chinois. Un climat de doute s’installe alors dans le pays quant à la crédibilité des informations de l’Administration Johnson dès cette année. Les registres officiels sont difficilement consultables, quand ils existent, et nombreux parmi les tués sont littéralement déchiquetés par les bombardements. Si un grand contingent américain est déployé dans ce pays, seul 10 à 25 % des troupes engagées ont réellement combattu. La dernière modification de cette page a été faite le 6 janvier 2021 à 20:23. Les Américains se tournent donc vers les Chinois ce qui conduit à la visite de Nixon à Pékin en 1972. En effet, les autorités américaines refusent d’imposer une censure dès le départ, car les États-Unis n’étaient pas officiellement en guerre. Après un siège de 55 jours, les Français capitulèrent le 7 mai 1954. Un peu plus de 300 000 soldats de Corée du sud servirent au Viet-nam entre 1965 et 1973. Dans les débuts du successeur de Kennedy, le président Lyndon B. Johnson, il n’y a pas eu de différences dans les politiques menées concernant le Vietnam[25]. Il y annonça conjointement le démarrage des pourparlers à Paris[61]. Pour certains observateurs tels que Gérard Chaliand qui se rendit au Nord-Viet-Nam en octobre et novembre 1967, la résistance de la RDVN aux bombardements américains devait beaucoup à la voie marxiste choisie par le pays depuis le début des années 1950 : une voie tout à la fois nationale et sociale[124],[125]. En 1968, le président Johnson débuta sa campagne de réélection. En 1969, il apparaît que le lieutenant William Calley, chef de section au Viêt Nam, a conduit un massacre de civils vietnamiens (y compris de jeunes enfants) à Mỹ Lai en mars 1968. À la fin de 1974, en violation des accords, 100 000 soldats supplémentaires s'infiltreront au Laos et au Cambodge dans des camps frontaliers puis dans les zones « libérées » au sud. À Hué, le FNL aurait massacré environ 3 000 intellectuels, commerçants et personnes liées au régime sud-vietnamien[réf. Après recueil et vérification des témoignages, les jurés découvrirent qu'au Nord les frappes aériennes de populations civiles, femmes, enfants et vieillards n'étaient pas simplement dues à une criminelle négligence, mais à un choix délibéré : "On le fait exprès"[107]. Deux personnes furent tuées et plus d'une centaine blessées. En mars, Hanoï répond favorablement à l'offre de négociation du président Johnson mais les pourparlers s'enlisent vite. L’institut de sondage ICM Research a questionné plus de 3 000 personnes en Allemagne, au Royaume-Uni et en France sur leur connaissance de la Seconde Guerre mondiale. Le 24 décembre, une bombe explosa à l'hôtel Brink de Saïgon, où étaient hébergés des officiers américains célibataires. Dès le début du conflit, la RDVN fut soutenue par des aides logistiques sino-soviétiques, alors que de son côté la RVN fut progressivement « coadministrée » par un interventionnisme américain croissant au fil des années. Jusqu'ici l'opinion avait été affectée par les images de housses mortuaires contenant les corps des jeunes soldats ramenés au pays ; mais des images quotidiennes à la télévision montrant le conflit prouvaient l'enlisement, et des photos choquèrent plus encore ce public malmené sur la longueur. Paniqué, Thiệu ordonne la retraite sur Đà Nẵng à la 1re division d'infanterie (sa meilleure unité), alors stationnée autour d'Hué. Après avoir pris les plateaux centraux et coupé les forces sudistes en deux, puis écrasé la partie nord du Viêt Nam du Sud, les troupes de l'armée populaire vietnamienne se tournèrent ensuite vers le sud, tandis que de nouvelles troupes franchissaient la frontière depuis la RDVN. L'empereur Bao Dai, replacé sur le trône par les Japonais, abdiqua pour devenir conseiller suprême du premier gouvernement de la nouvelle république démocratique du Viêt Nam (RDVN), dont l'indépendance fut déclarée à Hanoï le 2 septembre 1945. Les soldats de la RVN continuèrent à être formés par les Américains. Plus d'un million de Sud-Vietnamiens fuient le pays à bord d'embarcations de fortune[135],[136]. Durant ces années de guerre, plusieurs manifestations se déroulent dans les rues des États-Unis. […] Trois décennies après que les communistes ont émergé vainqueurs de la guerre, [le Vietnam] est maintenant membre pleinement intégré de l'économie capitaliste globalisée. Laurent Schwartz, Madeleine Réberioux, art. Alors que les dernières unités combattantes américaines quittent le Viêt Nam le 23 août 1972, cette première offensive durera de mars à octobre 1972.Le 26 septembre Washington annonce la fin des bombardements. Le vice-président de Johnson, Hubert Humphrey, se porta également candidat, promettant de continuer d'aider le gouvernement du Viêt Nam du Sud. Son but n’était pas seulement la conquête territoriale, mais l'amplification de l’opposition à la guerre aux États-Unis mêmes. Il fait partie aussi des quelques généraux qui se sont donné la mort à leur poste de commandement, à la chute de Saïgon. Mais, le premier ministre Ngô Đình Diệm et ses alliés américains ignorèrent les accords de Genève de 1954 qui, après la guerre française en Indochine, imposaient pour juillet 1956 des élections libres dans l'ensemble de la péninsule vietnamienne (qui ne devait être que temporairement divisée en deux), car ils craignaient une victoire des communistes, le nord étant plus peuplé et ne garantissant pas selon eux des élections justes[33]. En janvier 1963, la bataille d'Ấp Bắc, engagement militaire relativement mineur entre le FNL et l'Armée de la RVN (ARVN), voyait les premières pertes américaines parmi les conseillers qui encadraient l'ARVN. En décembre 1974, les troupes de la RDVN font une nouvelle tentative en envahissant la province de Phuoc Long (en) depuis le Cambodge. Les États-Unis signalèrent également ne pas avoir été signataire des accords, ne reconnaissant pas par ailleurs la RDVN. Cette scène de panique à Saïgon, le 30 avril 1975, sur le toit de l'ambassade des États-Unis à Saïgon est bien connue[84]. Seules quelques protestations diplomatiques répondront à cette violation du traité de paix. Laurent Schwartz, Madeleine Réberioux, "Le dilemme vietnamien". Le 8 mai elle fit miner le port d'Haiphong afin d'interrompre l'arrivée de matériel militaire soviétique, chinois ou est-allemand[81]. Elles attendirent ensuite le 30 juin pour se redéployer, submergeant mécaniquement les forces de la République khmère, peu équipées, peu entraînées, mal gérées et mal organisées. Ils cherchaient également à endiguer l'influence grandissante de la Chine en Asie du Sud-Est et voulaient éviter que la poursuite de la guerre freine les perspectives de détentes avec les États-Unis. Cependant, bien qu'il soit conscient que la RVN dépendait de l'appui aérien américain et que le retrait de ces derniers l'affaiblissait considérablement, le président Thiệu se montrera peu enthousiaste à accepter un cessez-le-feu. Au total, les États-Unis ont largué 7,08 millions de tonnes de bombes durant ce conflit[85] (par comparaison, 3,4 millions de tonnes ont été larguées par l'ensemble des alliés sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale[86]). L'auteur réussit à donner un exposé clair et précis sur un sujet complexe et apporte une contribution importante à la compréhension de la guerre du Vietnam, des relations soviéto-américaines et des relations entre l'URSS et les mouvements de libération nationale. Ne pas risquer de tomber malencontreusement sous le coup de la loi ou des lois à venir. Les villages soupçonnés d'accueillir des insurgés du FNL étaient la cible de l'opération « recherche et destruction ». Début octobre 1966, l'URSS annonça une augmentation substantielle de son aide à la RDVN dans la formation du personnel et l'équipement militaire soviétique[55]. Ils proposent des compromis acceptables ce qui permet d'ouvrir des négociations tripartites à partir de janvier 1969. En 1998, le gouvernement fédéral des États-Unis détermine que les militaires américains tombés après le 1er novembre 1955 — date de la création du premier groupe de conseillers militaires américains au Sud Viêt Nam, plongé dans une situation insurrectionnelle à la suite de la guerre d'Indochine — peuvent être considérés comme morts durant la guerre du Viêt Nam[7]. D’avril à octobre, l'US Air Force est autorisée à bombarder[80] la RDVN afin de la forcer à négocier. Cette situation très peu reluisante pour l’hexagone a rebuté son allié, les États-Unis, à entreprendre une intervention militaire au Vietnam, la population américaine étant déjà réfractaire à ce type d’action en Asie[12],[13]. L'aide considérable multiforme des pays du Pacte de Varsovie à la RDV n'était pas gratuite. La section «La guerre du Viêt Nam» revient sur l’intervention américaine (1965-1973) dans la guerre du Viêt Nam. Ainsi, plutôt qu’une intervention directe politiquement mauvaise[15], les États-Unis, sous Eisenhower, ont plutôt offert un soutien financier et matériel au Vietnam du Sud. Sous la présidence de Kennedy, les effectifs sont passés de 800 conseillers militaires à environ 13 000[22]. En plus du problème prioritaire et urgent du ravitaillement résolu par Mme Nguyen Thi Binh, signataire des accords de paix de Paris au nom du Front national de libération du Sud Viêt Nam, il y eut le problème d’une « catastrophe sociologique » sans précédent pour une population rurale agglutinée dans des villes de garnison, depuis 1946, vivant d’une « économie des poubelles », des déchets des armées et des fournitures militaires dont le « marché aux voleurs » était célèbre, avec les drogues et la prostitution tout autour. La guerre américaine d'Indochine ne fut jamais déclarée. Ce n'est cependant qu'à partir de 1965 que les États-Unis interviennent massivement au Viêt Nam, après la résolution du golfe du Tonkin d'août 1964. Il y eut d’autres raisons qui expliquent le peu de productions de films concernant la guerre du Vietnam au moment même où celle-ci se déroule. Formation sur les nouveaux programmes du lycée (juin 2019) Ce jalon envisage le rôle des médias en temps de guerre. Début 1958, des formations de maquisards s'emparèrent d'un millier d'armes dans la région de Tay Ninh, ce qui permit d'équiper les premières unités. Finalement, l’information diffusée dans les médias au début de la guerre doit respecter plusieurs règles fixées par l’armée américaine que ceux-ci acceptent[69]. Les opérations entre 1965 et 1975 ont coûté aux États-Unis 111 milliards dollars américains en dollars courant (686 milliards de dollars valeur 2008 soit 716 milliards de dollars valeur 2011), soit un maximum 2,3 % de leur produit intérieur brut. À partir de 1966, le nombre de militants diminua drastiquement, mais la mobilisation se renforça l’année suivante[72]. Le FNL utilisait le territoire cambodgien comme base de repli ou bien pour acheminer du matériel — par la piste Hô Chi Minh, le port de Kompong Som. Lyndon B. Johnson franchit une nouvelle étape le 13 du même mois en ordonnant des raids aériens plus étendus sur le Nord (Opération Rolling Thunder). nécessaire]. Le plus atteint était l’URSS avec 25 millions de morts, la Chine, l’Allemagne, la Pologne et aussi le Japon. Information et propagande en temps de guerre : les médias et la guerre du Vietnam. Des bombes à bille ont été utilisées aux dires même du Pentagone. Cette théorie sera, par la suite, utilisée par toutes les administrations américaines pour justifier les interventions armées au Vietnam[19]. Mentalité qui était déjà dénoncée en 1955 dans le roman britannique de Graham Greene, Un Américain bien tranquille et interdit à sa sortie aux États-Unis[réf. Cette implication croissante était motivée par la peur des menaces de l’élargissement du communisme. Trois ans après la fin de la guerre, Laurent Schwartz et Madeleine Rébérioux écrivent dans Le Monde[129] : « Alors que Calcutta est un hôpital dans la rue, les enfants vietnamiens sont souriants, correctement nourris, correctement chaussés. Le 15 avril 1967, de 100 000 à 200 000 personnes défilent à New York contre la guerre[73]. S’inscrivent dans la guerre froide à la fois conflit de décolonisation et guerre civile à l’intérieur du Vietnam tandis que la France, décidée à ne pas respecter l’accord, bombarde Haiphong le 23 novembre 1946. Voir le documentaire. Concernant les pertes aériennes nord-vietnamienne, 202 MiG furent abattus en combats aériens par 174 avions américains entre avril 1965 et janvier 1973[113]. La guerre du Vietnam ayant toujours été très controversée, les studios ne voulaient pas créer un débat idéologique dont le risque était de s’aliéner une partie du public et par conséquent, de perdre de l’argent. Date de publication 04/03/2011. En réaction, des attentats -ou menaces d'attentats- s'ensuivirent contre les intérêts américains au Sud-Viet-nam : juin 1955, octobre 1957, juin 1958, juillet 1959, novembre 1960. La guerre du Viêt Nam est très critiquée par les opinions publiques mondiale et domestique, la nouvelle gauche et certains vétérans anti-guerre américains considérant cette guerre comme « impérialiste ». Il y aura eu, au maximum, sous sa présidence, 800 conseillers militaires[16]. La Seconde Guerre mondiale s'était terminée en 1945, et la guerre de Corée en 1953. Debouzy, Marianne, Les marches de protestations aux Etats-Unis (XIXe-XXe siècles), Le Mouvement Social, 1, 2003. En 1967 deux sessions furent organisées, la première du 2 au 12 mai à Stockholm en Suède, la seconde du 28 novembre au 1er décembre à Roskilde au Danemark. Elles ralentissent puis arrêtent l'offensive nordiste. Mais pour lui, l'URSS a cherché activement une solution négociée au conflit. Les Khmers rouges prirent la capitale du Cambodge le 17 avril 1975 et instaurèrent le régime du Kampuchéa démocratique. Du fait peut-être que l'aide venait majoritairement des pays du pacte de Varsovie à l'été 1968, Hanoi, contre l'avis de Pekin, approuva leur intervention militaire en Tchécoslovaquie[60]. Durant cette même année, les États-Unis mirent en place une mission militaire à Saïgon, chargée d'assumer complètement l'organisation et l'entraînement de l'armée de la RVN. Le conflit décisif eut lieu au printemps 1954 avec la bataille de Diên Biên Phu. À cette époque, cette théorie était mise à l’avant-plan afin de demander aussi le soutien de la France et de l’Angleterre afin de prévenir le développement du communisme en Asie du Sud-Est. Pourtant fin décembre 1974 d'après certains journaux américains, Foreign Affairs, Newsweek et le rapport MacGovern au Sénat de mai 1975 ce fut Saïgon qui portait depuis février 1973 la plus lourde responsabilité dans les violations des accords de Paris en multipliant les agressions. Ainsi la plupart des baby boomers, sinon tous, n’avaient jamais été exposés à la guerre. C’est également l’un des conflits les plus sanguinaire après la Seconde Guerre mondiale pour les civils qui sont devenus les cibles majeures des guerres irrégulières. Une grande majorité d'Américains eut le sentiment d'avoir été trompée et la victoire semblait désormais impossible[52]. Tout homme en âge de porter une arme était exécuté[50]. Hervé Le Gall, photographe de Brest a … Mais le gros de ses forces est engagé afin d'envahir la province de Đắk Lắk au centre, se plaçant ainsi en position de couper la RVN en deux. Le 30 janvier 1964, un nouveau coup d'État eut lieu au sud. Seymour Hersh ajoute qu'il permit d'étendre son emploi à l'encontre de cibles civiles[46]. Organisation de deux Sessions d'un tribunal d'opinion, le, Avril-mai nouvelle escalade. Dès le début de son mandat, Kennedy a entrepris un discours public hostile envers le communisme en comparaison avec son prédécesseur. Elle a eu de grandes répercussions médiatiques négatives dans toute la France. Celles-ci entraînent la perte du soutien populaire de la population américaine lors de la guerre du Viêt Nam[71]. L'administration Nixon va plus loin encore en décidant quelque chose que n'avait pas osé entreprendre l'Équipe Johnson malgré les conseils pressants de militaires. Moscou compte profiter de la nouvelle situation pour maintenir et renforcer les liaisons entrent les belligérants. (Paris : Economica), p.11-12, [1] Laurent Pericone, Guerre du Vietnam : La faute à Kennedy ? Aussi, quand les Etats-Unis votent 400 millions de dollars pour soutenir cette guerre, ce n’est pas en pure perte. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le leader communiste vietnamien Hô Chi Minh revendique l’indépendance de son pays. Après une quinzaine de jours de combat acharné, le président Thiệu démissionne le 21 avril et est remplacé par le vice-président Trần Văn Hương (en), lui-même remplacé par Dương Văn Minh le 28 avril, surnommé « Le Président de trois jours ». En avril 1965, la RDVN décréta la mobilisation générale et décida de faire intervenir des unités régulières de l'armée populaire vietnamienne au Sud. Il lança également des programmes de transfert de populations dans des « hameaux stratégiques[46] », à savoir selon Chomsky des camps de concentration ou des bidonvilles[45]. Ce sera la première tentative d'invasion d'importance depuis la bataille de Dai Do en mai 1968. Et l'armement soviétique transitait parfois par le territoire chinois. Le Gouvernement révolutionnaire provisoire de la république du Sud Viêt Nam, gouvernement du FNL, s'installe à Saïgon. [...] Le mécontentement des populations rurales [...] s'exprime largement dans le ralliement au FNL »[38]. À la suite de l'attaque du Sud, le. Dans un but de ne pas se faire traiter de faible par la population, les médias et l’opposition républicaine, il a fait augmenter l’effort de guerre au Vietnam[22]. Les effectifs américains stationnés au Sud atteignirent 510 000 hommes, auxquels s'ajoutaient 40 000 hommes de l'USAF basés en Thaïlande et 30 000 autres appartenant aux formations de la 7e Flotte américaine. Comment se déroule la couverture des événements ? En tout, selon une enquête publiée dans un journal sud-coréen en mars 2016, 9 000 civils sud-vietnamiens ont été tués en 80 massacres durant toute cette guerre par l'armée sud-coréenne[100]. Cela devait aussi donner, selon le mot de Henry Kissinger, « l'intervalle nécessaire » au désengagement des troupes américaines. Du fait d'un double mauvais calcul, la RDVN subira une défaite cuisante avec la perte de 100 000 hommes contre 40 000 pour l'ARVN et abandonnera un important matériel (la moitié de sa puissance de feu). La RDVN réussit pendant la guerre à garder une certaine neutralité dans le conflit sino-soviétique, de manière à recevoir des armes et des munitions d'URSS, des pays du pacte de Varsovie, comme de Chine. Mais on peut aussi ajouter aux crimes américains ceux du corps expéditionnaire sud-coréen au Sud-Vietnam comme le massacre de Phong Nhị et Phong Nhất, antérieurs au massacre de Mỹ Lai. Elle est cependant presque totalement aspirée par la corruption du gouvernement de la RVN et seule une petite partie alimentera effectivement l'effort de guerre. La première manifestation se déroula à Washington le 17 avril 1965 totalisant 20 000 personnes qui se rassemblèrent devant le monument de Washington. C'est aussi une contribution au débat pour déterminer si la politique étrangère soviétique fut motivée par des considérations géopolitiques ou idéologiques. Le prince Sihanouk laissait faire. À la suite de la guerre d'Indochine et de l'échec de la France pour se maintenir en Indochine à la suite de la victoire du Việt Minh à la bataille de Diên Biên Phu le 7 mai 1954, les accords de Genève divisèrent le pays en deux par une zone démilitarisée au niveau du 17e parallèle. De son côté, la république démocratique du Viêt Nam reprit les manœuvres contre le régime sud-vietnamien, en annonçant son souhait de réunifier tout le pays sous son régime ; sa stratégie consista à s'appuyer sur le Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL), également appelé « Viêt-Cong »[8], en réactivant la guérilla au Sud par des ex-éléments du Viêt-Minh dès 1957 ; puis, dès 1958, à effectuer des infiltrations de cadres communistes et de matériels grâce à la réutilisation de la Piste Hô Chi Minh. Le même mois fut également créé un commandement militaire américain à Saïgon : le Military Assistance Command, Vietnam (MACV) sous les ordres du général Paul Harkins. Celui-ci, un homme avec une vision réaliste de la situation, organise la retraite : il évacue sa famille et ses principaux officiers sur Nha Trang puis Saïgon. Sa position n'en fut pas moins critiquée le lendemain par les grands journaux libéraux du pays, le Washington Post et le New York Times, qui soutenaient encore la guerre. C'est pour remédier à cette dernière faiblesse que l'URSS accroît son aide au Nord-Vietnam. Les principaux supporteurs de Diệm se trouvent en Amérique du nord, non au Vietnam libre »[39]. Le 25 novembre 1965, un traité secret sino-cambodgien fut signé : la Chine populaire faisait transiter par le Cambodge les armes pour le FNL. La propagande communiste est en effet relayée par les différentes composantes du mouvement anti-guerre à l’étranger. C'est l'opération Linebacker : il s'agit de la première campagne de bombardements continus menée par les Américains depuis que ceux-ci avaient été arrêtés par le président Lyndon B. Johnson en novembre 1968. L'administration américaine doit aussi faire face à des accusations internationales à l'été de bombardement des digues nord-vietnamiennes sur le fleuve rouge, qu'elle dément. p.34-35-30 novembre 1966 ; Tribunal Russel, The Vietnam War in American Memory: Veterans, Memorials, and the Politics of Healing, Imperialism in the 21st Century: War, Neo-liberalism and Globalisation, The Vietnam War: A Concise International History, The Vietnam War: Capitalism, Communism, and Containment, Laurent Schwartz et Madeleine Rébérioux, «, Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Front national de libération du Sud Viêt Nam, Engagement australien dans la guerre du Viêt Nam, «l’association Student for a democratic society», Manifestation de protestation contre la guerre, Gouvernement révolutionnaire provisoire de la république du Sud Viêt Nam, Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Ben Kiernan qui compare ce chiffre aux 2 millions de tonnes largués durant toute la Seconde Guerre Mondiale, Marine populaire vietnamienne#Guerre du Viêt Nam, Relations entre les États-Unis et le Viêt Nam, Théâtre d'opérations cambodgien pendant la guerre du Viêt Nam, Zones géographiques et pays impliqués dans la guerre du Viêt Nam, Gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud Viêt Nam, Intervention alliée pendant la guerre civile russe, Coalition internationale en Irak et en Syrie, Opérations aériennes de la coalition internationale en Syrie, Interventions militaires des États-Unis dans le monde, List of the lengths of American participation in major wars, Acquisitions territoriales des États-Unis, Covert United States foreign regime change actions, Pertes humaines américaines lors des guerres impliquant les États-Unis, Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet, Insurrection de juin 1953 en Allemagne de l'Est, Occupation de la République dominicaine par les États-Unis, Mouvement du 30 septembre 1965 en Indonésie, Invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie, Conflit frontalier sino-soviétique de 1969, Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, Coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili, Traités Salt sur la limitation des armements stratégiques, Incident du peuplier dans la Joint Security Area, Coup d'État du 12 septembre 1980 en Turquie, Traité INF sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, Révolution démocratique de 1990 en Mongolie, Conférences de la guerre froide en Europe (1945-1955), Liste des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, Traités internationaux de la guerre froide, Organisation du traité de l'Atlantique Nord, Dissuasion et prolifération nucléaires pendant la guerre froide, Forces armées de l'OTAN et du Pacte de Varsovie, Liste des traités de contrôle et de limitation des armements, Histoire du renseignement soviétique et russe, Chronologie des événements de mai - juin 1968, Grève des techniciens et journalistes de l'ORTF en mai-juin 1968, Décret du 12 juin 1968 portant dissolution d'organismes et de groupements, Mouvements sociaux de 1968 en Allemagne et Europe de l'Est, Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes, Syndicat national de l'enseignement supérieur, Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, Fais que ton rêve soit plus long que la nuit, Presse underground des années 1960 et 1970, Front homosexuel d'action révolutionnaire, Groupe d'information et de soutien des immigrés, La liberté est le crime qui contient tous les crimes, Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui, Une société qui abolit toute aventure, fait de l'abolition de cette société la seule aventure possible, Vivre sans temps mort, jouir sans entraves, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerre_du_Viêt_Nam&oldid=178504613, Article contenant un appel à traduction en anglais, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Article avec une section vide ou incomplète, Article manquant de références depuis mai 2010, Article manquant de références/Liste complète, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Page pointant vers des dictionnaires ou encyclopédies généralistes, Portail:Forces armées des États-Unis/Articles liés, Portail:Relations internationales/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, la médiocrité des troupes de l'armée de la.