Le Mémorial du 25e RI
 
Lettre d'info
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
110 Abonnés
 ↑
Vie du Comité
Monuments de la ville
 ↑
Albums

La Nécropole sous la neige de Dominique Jacquemart

 ↑
Voyages du Souvenir
 ↑
Les Hymnes
 ↑
Nous contacter
Calendrier
 ↑
Visites

 235951 visiteurs

 2 visiteurs en ligne

 ↑
Traduire le site
 ↑
Bienvenue sur le site du Comité Royal du Souvenir de Le Roux

 

Couronne_be.jpg

Aujourd’hui, répondant à une volonté d'évoluer avec notre temps en utilisant les nouvelles technologies du web, nous vous souhaitons la bienvenue sur le site internet du Comité Royal du Souvenir de Le Roux.

 

En choisissant ce mode de diffusion d'information et de communication, les membres du Comité Royal du Souvenir ont souhaité se rapprocher de tous ceux qui partagent l’idéal pour lequel nos Anciens se sont battus, ont souffert ou sont morts en défendant leur pays pour notre liberté.

 

Dans le cadre de la restauration à Le Roux du monument en hommage au Sous-lieutenant Cotelle et des soldats du 25ème régiment d’infanterie de Cherbourg vous découvrirez un projet mémoriel en cliquant sur l’onglet « Mémorial du 25ème R.I. ». Nous vous invitons à participer à ce parrainage en redonnant l’identité à ses soldats cherbourgeois, à ses vies sacrifiées où chacune avait non seulement un nom, mais aussi un visage, une famille en Normandie ou en Bretagne.


Vous pouvez aussi nous atteindre pour nous interroger, nous faire des suggestions, etc.... via notre forum. Nous vous invitons cordialement à découvrir notre site et en parcourir toutes les pages.

Mais avant voici notre histoire:

Le Comité Royal du Souvenir de Le Roux a vu le jour dès le lendemain de la première guerre mondiale. Nous sommes le dimanche 31 août 1919 et la jeunesse veut honorer « leurs Anciens Combattants et Déportés ». A l’occasion de festivités organisées en leur honneur, nos soldats sont couverts de fleurs par les jeunes filles du village. 

Ils sont émotionnés de tant d’attention. Des larmes perlent leurs yeux car ils sont également conscients qu'ils ont eu beaucoup de chance de rentrer sains et saufs. Cette chance s’est une fortune pour eux, car au bout du village près de 400 soldats français reposent sur les hauteurs de la Belle-Motte. C’est pourquoi, ils proposent de faire une entorse au programme et de gagner en cortège le cimetière militaire français. Ils y déposent les bouquets de fleurs sur les tombes. Ils saluent leurs frères d'armes bretons et normands disparus et ils se jurent alors de revenir chaque année, le dimanche le plus proche du 22 août. 

Cette initiative conduit à la création en 1919, du premier Comité du Souvenir, lequel est composé à l'époque de MM. le Comte Jacques d'Oultremont de Presles, Adrien Challe, secrétaire communal de Le Roux, Edouard Cognioul, directeur de la fonderie du même nom, Emile Pêtre, directeur des Glaceries d'Oignies et Ernest Scheffers, directeur des Charbonnages d'Oignies-Aiseau qui fut par ailleurs le premier président. 

Un autre comité du Souvenir, celui des Anciens Combattants de Le Roux, prend le relais l'année suivante, sous la direction d'Adrien Challe qui sera l'unique président jusqu'à son décès en 1978. De tous nos anciens de 14-18, hélas il n'en reste plus et pourtant le serment est tenu. 

Vient la fusion des communes en 1977. Le village de Le Roux perd son identité communale et est relié dans l'entité de Fosses-la-Ville. A ce moment, les Anciens Combattants, les Anciens Prisonniers et Déportés de 14-18 et de 40-45 ont pris de l'âge et c'est l'administration communale de Le Roux qui organise depuis 1971 les cérémonies commémoratives de la Bataille de la Sambre. Mais avec cette fusion des communes, ses derniers craignent que la nouvelle commune de Fosses-la-Ville ne prenne plus en charge les festivités et que celles-ci disparaissent. Il est donc demandé à Jules Ernest (+) et Daniel Tilmant, de reprendre le flambeau. 

Dès juillet 1977, la prérogative de ces cérémonies bien spécifiques à notre communauté locale est conviée à ce duo de volontaires, dont le souci est de maintenir et de perpétuer le Souvenir de tous les héros, combattants de notre Liberté. Le comité se renforcera avec l’arrivée d’autres Compagnons de la Mémoire au cours des années. 

Les rangs des anciens de 1940-1945 s’éclaircissent. La pérennité de leur héritage doit être assurée au travers des cérémonies propres dans chaque village de l'entité. En 2005, Benoît Buchet, échevin en charge des Associations patriotiques de la ville de Fosses-la-Ville, demande au Comité Royal du Souvenir de Le Roux d’assurer l’ordonnance de toutes les cérémonies patriotiques dans les différentes communes fusionnées : Aisemont, Bambois, Fosses-la-Ville, Le Roux, Sart-Eustache, Sart-Saint-Laurent et Vitrival. Dès cette année, les commémorations sont organisées à tour de rôle dans une localité différente afin de permettre à chaque association d’y participer et de rassembler un plus grand nombre de participants. 

Cette initiative permet également de maintenir entre tous une véritable camaraderie et ensemble de perpétuer le devoir de mémoire, d’organiser diverses manifestations, commémorations, parrainage des tombes au cimetière militaire de la Belle-Motte, expositions, rencontres-témoignages dans les différents réseaux scolaires de la ville, banquets, voyages… Les journées du Souvenir commencent toujours par une messe pour les Anciens Combattants et une cérémonie au monument aux morts suivis d’une réception offerte par l’administration communale de Fosses-la-Ville. 

Photo_officielle_GOV.jpg

Le titre de "Royal" a été décerné au Comité du Souvenir par

Sa Majesté le Roi Philippe en date du 14 octobre 2014.

Le brevet officiel consacrant la décision du Roi a été remis à l'association par

Mr Denis Mathen, Gouverneur,

dans les salons du Palais provincial de la Province de Namur.

 

Bonne visite.

Daniel TILMANT
Président d’Honneur.


Les 4 dernières nouvelles

Les exilés Belges en France - par Edit. Racines le 06/03/2017 @ 10:22

1914-1918. LES EXILÉS BELGES EN FRANCE

Histoires oubliées de :

Jean-Pierre Popelier, Isabelle Kaanen-Vandenbulke, Jacques Ganty, Patrick Loodts, Lara Loose, Jean-Philippe Préaux, Mélodie Brassinne, Isabelle Masson-Loodts.

 

24,95 € disponible en librairie

 

Huit histoires inédites de réfugiés belges en France pendant la Grande Guerre

Exiles_Belges_en_France.jpg

À PROPOS DE L’OUVRAGE :

Durant la Grande Guerre, 350 000 Belges se sont exilés en France. Après avoir traversé cette épreuve loin de leur terre natale, ces « Belges du Dehors » ont été accusés d'avoir échappé aux terribles souffrances de l'occupation brutale subie par les « Belges du Dedans ».

En France pourtant, certains, dont le gouvernement en exil, ont activement participé à la logistique de leur armée en guerre. D'autres ont permis aussi le maintien de l'activité économique de leurs régions d'accueil, privées des hommes mobilisés au front. La plupart ont fait preuve, entre eux, d'une solidarité exceptionnelle.

À l'heure où la figure du réfugié questionne plus que jamais, ce livre met en lumière l'inventivité et le courage des exilés belges de 14-18.

 

À PROPOS DE : 

JEAN-PIERRE POPELIER

Jean-Pierre Popelier est historien de l'histoire partagée de la Belgique et de la France au XIXe siècle et jusqu'à la Grande Guerre.

À PROPOS DE : 

ISABELLE KAANEN-VANDENBULCKE

Isabelle Kaanen-Vandenbulcke, née en 1955, est française d'origine belge. Elle est l'auteur du Chemin de la ferme (1985) et du Ciel rouge (1998). Docteur en histoire, elle enseigne actuellement aux Pays-Bas.

À PROPOS DE : 

JACQUES GANTY

Le Dr Jacques Ganty est historien local de l'entité de Walcourt.

À PROPOS DE : 

PATRICK LOODTS

Le Dr Patrick Loodts est historien spécialiste de la médecine dans la Grande Guerre.

À PROPOS DE : 

LARA LOOSE

Lara Loose est archiviste à la Chartreuse de Neuville-sous-Montreuil.

À PROPOS DE : 

JEAN-PHILIPPE PRÉAUX

Jean-Philippe Préaux est spécialiste des Services de la Logistique militaire belge.

À PROPOS DE : 

MÉLODIE BRASSINNE

Mélodie Brassinne est historienne à la Cellule du Patrimoine à Namur.

À PROPOS DE : 

ISABELLE MASSON-LOODTS

Isabelle Masson-Loodts est archéologue, auteure et journaliste.

 

 

... / ... Lire la suite


Commémoration 2017 Albert 1er - par WEB le 22/02/2017 @ 10:18

Fosses-la-Ville est restée fidèle à la mémoire de son Roi Chevalier.

Il y a 83 ans, Albert 1er, le troisième Roi des Belges, décédait dans des circonstances dramatiques alors qu’il pratiquait l’escalade des rochers à Marche-les-Dames. Comme chaque année, la commémoration de cette journée tragique donne le signal de l’ouverture des commémorations patriotiques sur l’entité fossoise.

3_01.jpg

Ce vendredi 17 février 2017, jour anniversaire de son décès, un hommage a été rendu au Roi Chevalier, au pied de sa statue, en présence des autorités communales, religieuses et les groupements patriotiques de Fosses-la-Ville.

La presse était présente avec Marc Lievens pour le reportage du quotidien « L’Avenir » que vous pouvez retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous :

file/2017/20170222_LAVENIR_Albert1.pdf

4_01.jpg

... / ... Lire la suite


Assemblée générale 2017 - par CRS le 13/02/2017 @ 18:09

Les assises annuelles du Comité Royal du Souvenir de Le Roux.

Réuni en assemblée générale ce samedi 11 février 2017 en l’hôtel de ville de Fosses-la-Ville, les administrateurs du C.R.S. ont réaffirmé leur objectif de relayer le Devoir de Mémoire auprès de la jeunesse.

 

A la table d’honneur, outre des mandataires locaux, du monde patriotique et les adhérents en règle de cotisation, on notait avec plaisir la présence de Gilles Mouyard, Député régional, et du colonel Michel, Délégué Général du Souvenir Français pour le Royaume qui a épinglé la Cravate du S.F. au drapeau du comité.

003.jpg

002.jpg

Avant de faire état du rapport d’activités, Daniel Tilmant a demandé une minute de silence pour les compagnons Robert Dewez et l’Abbé Léon Goret disparus en 2016.

 

Cette 40e assemblée générale a débuté par le rapport moral du président Pierre Godenne. Il a tout d’abord remercié les communes d’Aiseau-Presles et de Fosses-la-Ville pour l’aide logistique qu’elles apportent en soutenant le comité. Ensuite dans son rapport, il a donné lecture des différents faits marquants qui ont rythmé la vie de l'association durant l’année passée et salué le dévouement de son jeune porte-drapeau Florent Tahir épaulé par Albert Frédéric. Le comité compte un peu moins de 50 adhérents et le site internet du C.R.S a été consulté à 23.477 reprises en 2016.

 

Il revenait avec plaisir à Guy Rousselle de présenter le rapport financier pour l’exercice 2016 se clôturant par un solde positif et en détaillant les postes les plus importants dont le principal est l’organisation des cérémonies de la Belle-Motte au mois d’août. Godelieve Mees devait être remerciée pour son efficacité dans la recherche des moyens financiers et de sponsoring.

001.jpg

2017 sera bien chargé en activités. Outre les commémorations traditionnelles, on accueillera durant deux quinzaines une exposition présentée par la FNC sur « la Grande Guerre » du 17 mars au 3 avril en l’église de Sart-Eustache et du 20 octobre au 6 novembre en l’église de Sart-Saint-Laurent. De grands travaux seront réalisés au Square des Zouaves par la ville et le C.R.S recevra à l’automne les experts ICOMOS pour reconnaître les lieux et le bien-fondé de la candidature du cimetière militaire de la Belle-Motte au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Dans le cadre d’un recrutement au sein du comité, les administrateurs se sont réjouis de présenter l’arrivée au sein du comité de Monsieur Pascal Ponchaux. Comme beaucoup pourrait le croire, il n’est pas obligatoire d’avoir fait la guerre, ni même d’avoir servi sous les drapeaux pour rejoindre le C.R.S. Le recrutement est toujours ouvert à tout qui souhaite devenir un passeur de la  Mémoire.

 

A la fin des travaux, l'Echevin Jean-François Favresse et le Député Gilles Mouyard ont remerciés les membres du C.R.S. pour l'excellent travail qu'ils fournissent chaque année.

 

Pour ceux et celles qui souhaitent maintenir leur adhésion ou rejoindre le C.R.S. en qualité de membre adhérent, nous les invitons à verser leur participation d'un montant (minimum) de 10,00 € sur le compte du comité Royal du Souvenir de Le Roux n° BE13 0682 0252 7539 (Code BIC – GKCCBE88). Dès réception du versement, ils recevront leur carte d’affiliation 2017 et seront inscrits pour participer aux travaux de  l’AG 2018.

004.jpg

La presse provinciale relate l'événement dans sa rubrique locale. Retrouvez l'article du quotidien "L'Avenir" en cliquant sur le lien ci-dessous :

file/2017/20170224_LAVENIR_AG2017.pdf

 

Réactions :

Grand merci pour ce rapport, d'un côté ou de l'autre de la "frontière", le souvenir de ceux qui ont versé leur sang pour nos Nations, (Royaume ou République) ne tombent pas dans l'oubli. Votre oeuvre est importante.

À titre personnel, j'y suis très sensible : mon arrière grand-père (Alsacien) s'est battu, en 14, pour les Aigles du Kaiser, et mon grand-père (Breton) s'est battu pour la République, lui aussi en 14.

Je sais et connais le prix de la Réconciliation ! Pour certains, je suis le descendant d'un "bosch", ... mais plutôt celui  d'un Français depuis Louis XIV ... néanmoins, je suis fier de la Croix de Fer de mon arrière grand-père gagnée dans la Garde du Kaiser et aussi de la Croix de guerre de son fils, gagnée à Mers-el-Kebir.
 
Bref, revenons à Bienaimé AGNES ... j'ai gagné mon pari personnel, rendre son hommage à notre Poilu de 14 qui n'ai pas revenu. Je n'en suis pas peu fier !
 
Une petite commune de France (à peine 49 habitants) nomme une place du nom d'un soldat : c'est l'image de l'égalité de la République ... la Nation célèbre un soldat à l'image d'un Maréchal de France
 
Bien à vous,
 
Thierry Pouliquen de Sainte-Mère-Eglise (Manche).
 

... / ... Lire la suite


SNCF : l’étonnant droit de visite aux tombes de militaires.

par Fergus
mardi 28 août 2012

 

La chose est peu connue : les ascendants et descendants d’un militaire « mort pour la France » durant la Grande Guerre et la 2e Guerre mondiale peuvent chaque année bénéficier d’un voyage SNCF aller et retour gratuit pour se rendre sur la tombe du défunt, parfois près d’un siècle plus tard ! Étonnant, non ?...

 

« Par application des dispositions de la convention en date du 2 janvier 1943, la SNCF doit délivrer chaque année aux veuves, ascendants et descendants des premier et deuxième degrés un permis de transport gratuit en deuxième classe pour aller visiter la tombe de leur parent « Mort pour la France » pendant la guerre de 1939-1940. »

 

Ce texte, toutes les mairies le connaissent, du moins celles dont certains administrés sollicitent le sésame. Encore faut-il savoir qu’une disposition analogue existe pour les descendants et ascendants des « Morts pour la France » de 1914-1918. Á une différence près : l’ayant-droit d’un défunt de la Grande Guerre ne voyage pas en 2e classe, mais en 1ère classe. Faut-il en conclure que les morts de 14-18 avaient plus de valeur que les morts de 39-45 ? Ou bien que ces derniers suscitant plus de demandes, il importait de réduire le coût de cette disposition pour l’État ? Allez savoir...

Recueuillement-Cimetiere_Rancourt.jpg

Quoi qu’il en soit, le fait est que des milliers de Français bénéficient chaque année d’un permis de visite aux tombes. Un droit si peu connu qu’il arrive que des jeunes contrôleurs de la SNCF tombent des nues lorsqu’ils sont confrontés dans les trains à ces titres de transport gratuits pourtant dûment délivrés par l’entreprise qui les emploie.

 

 Comment cela fonctionne-t-il ? Très simple : si l’un de vos ascendants ou descendants en ligne directe est « Mort pour la France », vous bénéficiez à vie du droit d’aller gratuitement une fois par an visiter sa tombe, où qu’elle soit sur le territoire métropolitain. Encore faut-il disposer d’un document officiel prouvant le statut de « Mort pour la France » du défunt. Ce document est délivré une fois pour toutes par les autorités militaires, à l’image de celui qui illustre cet article. Après quoi, la démarche est relativement simple : 1) Muni de ce document, vous sollicitez de votre mairie une attestation de votre lien avec le défunt. 2) Vous envoyez cette attestation au bureau des Titres de circulation de la SNCF. 3) Ce bureau vous adresse un permis de visite valable pour un aller et retour sur le trajet entre votre domicile et le lieu d’inhumation. 4) Muni de ce Permis, vous allez retirer vos billets gratuits à la gare dans un délai de 2 mois après la délivrance du précieux sésame.

 

Je ne doute pas un instant que ce permis soit utilisé par des personnes sincèrement désireuses d’aller se recueillir sur la sépulture du parent « tombé au champ d’honneur » comme l’on avait coutume de dire naguère. Mais, eu égard à l’effet d’aubaine, il est probable que ces personnes sincères ne soient pas majoritaires, le plus gros contingent d’ayants-droit étant vraisemblablement composé de concitoyens bien informés qui tirent de ce droit un bénéfice personnel très éloigné de l’objectif compassionnel initial.

 

En outre, force est de reconnaître que la SNCF y a mis du sien pour détourner ce droit de sa finalité originelle. Longtemps, le billet de retour a dû en effet être utilisé dans un délai maximum de 2 semaines après le voyage aller. Pour une raison mystérieuse, la SNCF a ensuite décidé de porter ce délai de retour à 2 mois avant de tolérer dorénavant que cette date limite soit allègrement dépassée. Comme si une visite sur la tombe d’un parent « Mort pour la France » nécessitait 1, 2 ou 3 mois de présence sur le lieu de la sépulture.

 

Le Var plus prisé que le Pas-de Calais et la Belle-Motte

Par un curieux hasard, on constate de surcroît que ce ne sont pas les défunts inhumés dans le nord et l’est de la France – lieux où fleurissent les cimetières militaires – qui bénéficient de la plus grande attention de leurs parents, mais ceux dont la sépulture est située dans une région particulièrement attractive en termes de tourisme ou d’art de vivre. C’est ainsi que M. F... utilise chaque année son permis pour se rendre gratuitement à Bordeaux où est enterré un grand-père qu’il n’a jamais connu. Á Bordeaux, ou plus exactement à Arcachon. Moyennant le coût modique d’un billet TER pour les 60 km restants, il se rend sans le moindre état d‘âme sur son lieu de vacances estival, à deux pas du bassin et de la dune du Pyla, sans passer par la case cimetière dans la métropole girondine.

 

Le cas de Mme L... est encore plus intéressant. Comme M. F... elle n’a jamais connu son grand-père. Et pour cause : ce soldat « Mort pour la France » est décédé en 1918 (cf. illustration). Son fils avait alors 3 ans. Et sa petite-fille, Mme L..., n’allait voir le jour qu’en 1944, soit... 26 ans après l’inhumation de son grand-père ! Ce qui n’empêche pas cette brave dame bien informée de bénéficier chaque année depuis des décennies de son permis de visite grâce auquel elle peut voyager en 1ère classe sans se soucier le moins du monde de cet aïeul inconnu, enterré depuis près d’un siècle.

 

Il serait à cet égard instructif de connaître en détail le profil des ayants-droit. Mais on peut sans grand risque avancer l’hypothèse que les « Morts pour la France » inhumés dans le sud sont nettement plus visités que les infortunés « Morts au champ d’honneur » enterrés dans le Pas-de-Calais ou la Meurthe-et-Moselle. Énoncé de manière plus triviale, cela signifie qu’un ayant-droit d’Hénin-Liétard va plus facilement visiter un parent décédé lors du débarquement de Provence à Cavalaire qu’un ayant-droit de Manosque dont le parent a perdu la vie dans une tranchée d’Argonne en 1916 ou la poche de Dunkerque en 1940.

 

 Combien cela coûte-t-il à l’État* ? Sans doute pas énormément, compte tenu de la relative confidentialité de ce droit. Mais à l’évidence il s’agit là de sommes très largement versées de manière indue si l’on se réfère aux dérives constatées depuis des décennies dans l’usage des permis de visite aux tombes. Dès lors, on peut légitimement se poser la question : combien de dispositions de ce type existent dans le droit français ? Et combien de dizaines, voire de centaines de millions d’euros pourraient être économisés si les pouvoirs publics avaient réellement la volonté de faire le ménage dans le maquis de ces lois et de ces règlements qui profitent à des minorités sans justification recevable ?

 

Peut-être faudrait-il que chaque personne ayant connaissance de telles dérives, voire d'abus (plus ou moins protégés par une opacité souvent entretenue à dessein), les fasse connaître au plus grand nombre, via les réseaux sociaux et le journalisme citoyen, afin de faire pression sur les gouvernants pour les contraindre à agir...

 

Encore ne touche-t-on là qu’à des anomalies plutôt anecdotiques à côté desquelles existent de véritables scandales. Un exemple : le versement des allocations aux parents biologiques d’enfants qui, sur décision de justice, ont été retirés du foyer familial, placés en famille d'accueil, et par conséquent totalement pris en charge par une Aide Sociale à l’Enfance (ASE) au manque pourtant criant de moyens. Mais ceci est une autre histoire. Elle sera abordée prochainement dans un autre article...

 

Le manque à gagner relatif aux réductions tarifaires et aux gratuités imposées par les pouvoirs publics dans le cadre des conventions passées avec les transporteurs est intégralement remboursé par l'État.

Certificat_Defense.jpg

 

 

 

... / ... Lire la suite



^ Haut ^