Le Mémorial du 25e RI
 
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Bienvenue sur le site du Comité Royal du Souvenir de Le Roux

 

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Aujourd’hui, répondant à une volonté d'évoluer avec notre temps en utilisant les nouvelles technologies du web, nous vous souhaitons la bienvenue sur le site internet du Comité Royal du Souvenir de Le Roux.

 

En choisissant ce mode de diffusion d'information et de communication, les membres du Comité Royal du Souvenir ont souhaité se rapprocher de tous ceux qui partagent l’idéal pour lequel nos Anciens se sont battus, ont souffert ou sont morts en défendant leur pays pour notre liberté.

 

Dans le cadre de la restauration à Le Roux du monument en hommage au Sous-lieutenant Cotelle et des soldats du 25ème régiment d’infanterie de Cherbourg vous découvrirez un projet mémoriel en cliquant sur l’onglet « Mémorial du 25ème R.I. ». Nous vous invitons à participer à ce parrainage en redonnant l’identité à ses soldats cherbourgeois, à ses vies sacrifiées où chacune avait non seulement un nom, mais aussi un visage, une famille en Normandie ou en Bretagne.


Vous pouvez aussi nous atteindre pour nous interroger, nous faire des suggestions, etc.... via notre forum. Nous vous invitons cordialement à découvrir notre site et en parcourir toutes les pages.

Mais avant voici notre histoire:

Le Comité Royal du Souvenir de Le Roux a vu le jour dès le lendemain de la première guerre mondiale. Nous sommes le dimanche 31 août 1919 et la jeunesse veut honorer « leurs Anciens Combattants et Déportés ». A l’occasion de festivités organisées en leur honneur, nos soldats sont couverts de fleurs par les jeunes filles du village. 

Ils sont émotionnés de tant d’attention. Des larmes perlent leurs yeux car ils sont également conscients qu'ils ont eu beaucoup de chance de rentrer sains et saufs. Cette chance s’est une fortune pour eux, car au bout du village près de 400 soldats français reposent sur les hauteurs de la Belle-Motte. C’est pourquoi, ils proposent de faire une entorse au programme et de gagner en cortège le cimetière militaire français. Ils y déposent les bouquets de fleurs sur les tombes. Ils saluent leurs frères d'armes bretons et normands disparus et ils se jurent alors de revenir chaque année, le dimanche le plus proche du 22 août. 

Cette initiative conduit à la création en 1919, du premier Comité du Souvenir, lequel est composé à l'époque de MM. le Comte Jacques d'Oultremont de Presles, Adrien Challe, secrétaire communal de Le Roux, Edouard Cognioul, directeur de la fonderie du même nom, Emile Pêtre, directeur des Glaceries d'Oignies et Ernest Scheffers, directeur des Charbonnages d'Oignies-Aiseau qui fut par ailleurs le premier président. 

Un autre comité du Souvenir, celui des Anciens Combattants de Le Roux, prend le relais l'année suivante, sous la direction d'Adrien Challe qui sera l'unique président jusqu'à son décès en 1978. De tous nos anciens de 14-18, hélas il n'en reste plus et pourtant le serment est tenu. 

Vient la fusion des communes en 1977. Le village de Le Roux perd son identité communale et est relié dans l'entité de Fosses-la-Ville. A ce moment, les Anciens Combattants, les Anciens Prisonniers et Déportés de 14-18 et de 40-45 ont pris de l'âge et c'est l'administration communale de Le Roux qui organise depuis 1971 les cérémonies commémoratives de la Bataille de la Sambre. Mais avec cette fusion des communes, ses derniers craignent que la nouvelle commune de Fosses-la-Ville ne prenne plus en charge les festivités et que celles-ci disparaissent. Il est donc demandé à Jules Ernest (+) et Daniel Tilmant, de reprendre le flambeau. 

Dès juillet 1977, la prérogative de ces cérémonies bien spécifiques à notre communauté locale est conviée à ce duo de volontaires, dont le souci est de maintenir et de perpétuer le Souvenir de tous les héros, combattants de notre Liberté. Le comité se renforcera avec l’arrivée d’autres Compagnons de la Mémoire au cours des années. 

Les rangs des anciens de 1940-1945 s’éclaircissent. La pérennité de leur héritage doit être assurée au travers des cérémonies propres dans chaque village de l'entité. En 2005, Benoît Buchet, échevin en charge des Associations patriotiques de la ville de Fosses-la-Ville, demande au Comité Royal du Souvenir de Le Roux d’assurer l’ordonnance de toutes les cérémonies patriotiques dans les différentes communes fusionnées : Aisemont, Bambois, Fosses-la-Ville, Le Roux, Sart-Eustache, Sart-Saint-Laurent et Vitrival. Dès cette année, les commémorations sont organisées à tour de rôle dans une localité différente afin de permettre à chaque association d’y participer et de rassembler un plus grand nombre de participants. 

Cette initiative permet également de maintenir entre tous une véritable camaraderie et ensemble de perpétuer le devoir de mémoire, d’organiser diverses manifestations, commémorations, parrainage des tombes au cimetière militaire de la Belle-Motte, expositions, rencontres-témoignages dans les différents réseaux scolaires de la ville, banquets, voyages… Les journées du Souvenir commencent toujours par une messe pour les Anciens Combattants et une cérémonie au monument aux morts suivis d’une réception offerte par l’administration communale de Fosses-la-Ville. 

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Le titre de "Royal" a été décerné au Comité du Souvenir par

Sa Majesté le Roi Philippe en date du 14 octobre 2014.

Le brevet officiel consacrant la décision du Roi a été remis à l'association par

Mr Denis Mathen, Gouverneur,

dans les salons du Palais provincial de la Province de Namur.

 

Bonne visite.

Daniel TILMANT
Président d’Honneur.


Les 4 dernières nouvelles

« Ayez en chacun de vous votre Louis Aimé Alexandre Marguerite. Transmettez son histoire. Faites ce travail de mémoire » Jean-Noël GELEBART.

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ldats et 20 officiers. Morts pour la France le 22 août 1914. Parmi eux, Louis Aimé Alexandre Marguerite.

De nombreuses personnalités françaises, dont un général.

  • Pierre WIAME

 

À nous le souvenir, à eux l’immortalité

 

Plus aujourd’hui qu’hier, parce que l’Union européenne bat de l’aile, la bataille de la Sambre est et sera inlassablement commémorée. C’était ce dimanche.

 

Ah, s’ils pouvaient seulement voir la cérémonie sonnant et causant au-dessus d’eux, tous ces soldats français qui périrent chez nous, du 20 au 22 août 1914. Dont les képis rouges, tombés par terre, et par milliers, firent des trous rouges dans les champs dorés. Soudain, l’idyllique monde pastoral pris d’assaut par les labours, mitraillé, noirci. Soudain, une multitude de morts pour la France, des innocents, qui n’ont pas trop su pourquoi on les a envoyés là.

 

Qu’il pleuve ou qu’il vente, mais plus souvent sous le soleil, on se souvient d’eux. Et c’était à nouveau le cas, hier, 104 ans après la tragédie.

0002_LAvenir.jpgRespect et émotion. Pour ne jamais oublier ces héros anonymes. Surtout en ces temps où l’Union européenne semble se démettre de son magnifique projet.

 

«À nous le souvenir, à eux l’immortalité» lance Jean-Noël Gelebart. Le président du Souvenir de Cherbourg vient de livrer quelques fragments de la vie de Louis-Aimé Alexandre Marguerite. «Parce que son histoire, c’est celle de milliers d’hommes comme lui, anonymes, respectueux du devoir, héroïques, faisant preuve d’abnégation, qui ont été déplacés sur le front, qui ont souffert, qui ont été blessés, qui sont morts…»

 

Dans cette nécropole militaire de la Belle-Motte, si ces hommes couchés là avaient pu voir, ils auraient vu les militaires et les civils leur déposer des fleurs. Vu les enfants apporter des roses sur la pierre blanche de leur tombe. S’ils avaient pu entendre, ils auraient perçu la caresse douce et sonore des grands arbres de la clôture pris dans le vent et, par-dessus elle, la Marseillaise, la musique, le bourdon du souvenir et les murmures des pèlerins. Ils auraient compris qu’ils sont morts sur ordre de leur patrie, pour mater, et vite encore, un nationalisme arrogant et va-t-en-guerre.

 

Quatre ans

La cérémonie annuelle a beau être convenue, elle émeut toujours quand les causeries sont brillantes. L’une d’elle, signée du bourgmestre d’Aiseau Jean Fersini, philosophe autour du temps de la guerre. Quatre ans.

 

Il y a 4 ans, en 2014, le centenaire de la bataille de la Sambre, avec la foule massée dans le champ d’à côté, venue entendre les coups de feu à blanc et les cris des reconstitueurs faisant semblant.

 

«Quatre ans, c’est court quand la Terre ne s’arrête pas de tourner. Mais parfois, quatre années peuvent marquer au fer rouge plusieurs générations. Et pour ceux qui les vivent, ces 4 années-là peuvent paraître un siècle.» Un supplice.

 

La bataille de la Sambre n’a duré que quelques heures, deux ou trois jours tout au plus. Elle a tué par milliers et ce n’était encore qu’un début. Pour ceux qui survécurent à ce déchaînement de feu, de fer et de sang, ces quatre ans, de 1914 à 1918, ont duré un siècle.

 

Qu’avons-nous fait depuis ce jour du centenaire, en août 2014 ?

 

La guerre n’a pas disparu. Le monde n’est pas plus beau, ni plus juste ni plus sûr. «Mais nous avons tenu notre position. Poursuivi notre devoir de mémoire. Pour que les jeunes hommes enterrés ici ne se soient pas battus en vain.»

 

Revenons à cet anonyme, Louis Aimé Alexandre Marguerite, à sa vie abrégée et sortie du néant par la bouche du président du Souvenir de Cherbourg.

 

«Je suis né le 14 novembre 1890 à Précorbin, dans le canton de Torigny-sur-Vire. Mon père Mathias est couvreur en paille et ma mère, Marie-Virginie, est tricoteuse. Nous menons une vie paisible avec mon frère Alexandre et ma sœur Prudence. L’âge venu, j’exerce à mon tour le métier de couvreur de paille. À 21 ans, je suis incorporé au 25e régiment d’infanterie de Cherbourg, à compter d’octobre 1911. Puis, en vertu d’une loi de 1905, maintenu sous les drapeaux jusqu’au 8 décembre 1913.»

 

Il ne le sait pas encore mais c’est son dernier Noël.

 

Le samedi 1er août 1914, au soir, le tocsin annonce la mobilisation générale. «Je me prépare à partir. Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Je suis arrivé au corps, à Cherbourg. Nous sommes un effectif de 3200 hommes à quitter Cherbourg en train, le 7 août 1914.

 

Débarqués le 8 août, à Attigny, dans les Ardennes, nous effectuons une série de longues marches qui nous amènent, le 22 août, au petit jour, en vue de la Sambre.» Et Louis Aimé va se battre, au sein de son régiment, pendant toute la journée du 22, autour de Roselies.

 

Le soir, au bivouac, un appel fait ressortir la perte de 20 officiers et de 1400 hommes.

 

«Et je suis l’un de ceux-là, couché sur la plaine, je ne rentrerai pas au pays. Je ne recevrai pas la lettre de mon cousin, le colis de mes parents.»

 

Ah, si seulement, hier matin, Louis-Aimé, gisant là, avait pu entendre cela. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, à qui l’orateur enjoigna de transmettre sa triste histoire et d’avoir un peu de lui en eux.

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Armes présentées, drapeaux levés et salut militaire, en hommage à ces milliers de soldats massacrés en août 1914.

 

VITE DIT

Les doutes d’Achille

La parole de la jeunesse, c’est Achille Verschoren qui l’a portée. Il est d’Aiseau, a 20 ans : « Le devoir de mémoire dont on parle tant (…) permet-il aux jeunes de vraiment prendre conscience ?

 

Je n’en suis pas certain. Et si je n’étais pas d’Aiseau, connaitrais-je cette nécropole ? Je n’en suis pas certain non plus. »

 

Héritiers de la Mémoire

Et de citer ensore à l’assemblée : « Si vous ne voulez pas que nous oublions ce devoir de mémoire (…), soyez pour nous les héritiers de cette mémoire. Protégez les lieux, les témoignages, les images de ce passé et donnez-les nous à voir et à comprendre. » Ce qui, du reste, se fait inlassablement. Le jeune homme, qui a eu le courage de « refaire » sa rhétorique à Karlsruhe, en Allemagne, a conclu son allocution dans la langue maternelle du représentant de l’ambassade d’Allemagne en Belgique. Poignée de main.

 

Pertes désastreuses

Le président du comité royal du Souvenir, Daniel Tilmant, a rappelé des chiffres de pertes désastreux pour les deux 2 camps : le seul 22 août, 27.000 soldats français tués, 6.500 civils français et belges exécutés entre août et octobre 1914.

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Bientôt la commémoration du 104e anniversaire des combats de la Sambre.

 

Comme chaque année, l’avant-dernier dimanche du mois d’août, le village de Le Roux (B) donne rendez-vous pour un hommage aux Victimes de la Belle-Motte du mois d’août 1914. Ce sera le 104e anniversaire des combats de la Sambre.

 

Les combats de la bataille de la Sambre qui se sont déroulés le 22 août 1914 sur la plaine de la Belle-Motte ont causé beaucoup de pertes, principalement du côté français.

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A la limite de Fosses-la-Ville et d’Aiseau-Presles, la Nécropole militaire française de la Belle-Motte accueille les Corps de 4.060 soldats français, Bretons, Normands, Bordelais ou Africains du Nord, connus et inconnus relevés sur le champ de bataille de la Belle-Motte et dans toute la vallée le long de la Sambre. Inauguré officiellement en 1923, par son importance, ce lieu constitue un des plus grands cimetières français de la Première Guerre mondiale sur le sol belge.

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A proximité de la nécropole, rue des Bruyères, une table panoramique située au monument Georges Cotelle, lieutenant au 25e R.I. de Cherbourg, héros de cette terrible journée, rend compte du déroulement des combats.

 

Dimanche 19 août 2018

Cérémonies de la « Mémoire Partagée » à Le Roux et au cimetière militaire français de la Belle-Motte

les Honneurs Militaires seront rendus par :

-) une Escouade en armes du 3ème Génie de Charleville-Mézières (Fr),

-) un Détachement en armes du 3ème Génie de  Jambes (B),

-) les trompettes de la Musique royale des Guides,

-) la Musique des Chasseurs à Pied de Charleroi,

-) le Drapeau de « Tradition » de 1960 des parachutistes de Charleroi, Namur et Wavre avec son Escorte d’honneur,

-) la Chorale de l’Amicale des parachutistes de Namur,

-) la participation des Amicales de la Fraternelle Nationales des Casques Bleus et Opérations Humanitaires, des Para-Commandos de Namur et de Wavre, de la Fédération Royale des Chasseurs Ardennais, de la Fédération Royale des Militaires à l’Etranger et de la Fraternelle des Anciens de la Légion Etrangère,

-) la Société Royale Philanthropique des Médaillés et Décorés de Belgique - Section de Namur,

-) et des nombreux porte-drapeaux des entités.

Dans le cadre des relations avec de nombreuses associations et villes amies, nous accueillerons des Bretons du « Pays de Guingamp », des Normands de Cherbourg et de Rouen, du Nord Pas-de-Calais, du canton de Givet et du Land de Basse-Saxe.

 

Partager cette commémoration avec les pays ayant vécu les mêmes conflits, qu’ils soient alliés ou adversaires, c’est renforcer la Paix dans le cadre de la « Mémoire Partagée ».

 

09h30’ :

Square des Zouaves, rue du Long-Try, n° 1 - Accueil et mise en place des détachements et amicales militaires, des Autorités militaires, institutionnelles, associations patriotiques et de la Musique du 2e Chasseur à Pied de Charleroi.

10h00’ :

Cérémonie d’Hommage au Square des Zouaves et au Monument du 10e Corps d’Armée Français.

11h00’ :

en la Nécropole Militaire de la Belle-Motte, Hommage International avec rappel historique, parrainage des tombes par les enfants, lever des couleurs, discours, dépôt de gerbes.

12h00’ :

Vin d'Honneur.

13h30’ :

Banquet de la Mémoire Partagée.

 

On peut affirmer avec quelque légitime fierté, que ce Pèlerinage dominical revêt, d’année en année, plus d’ampleur et qu’il constitue pour tous ceux qui y participent, une remarquable leçon de civisme.

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Les documents à imprimer :

Le programme complet sur Aiseau-Presles, Fosses-la-Ville et Sambreville :

file/2018/Programme_Roselies_Le_Roux_Auvelais_Tamines.pdf

L'appel au parrainnage des tombes et l'inscription au banquet de la "Mémoire Partagée" :

file/2018/Invitation_Banquet_Parrainage.pdf

 

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Guingamp : Une médaille pour leur travail sur la Grande Guerre

 

L’Union des Combattants (UNC) a organisé un concours national sur le centenaire de la guerre 1914-1918. La classe de terminale STMG (Sciences et technologie du management et de la gestion) du lycée Notre-Dame de Guingamp, avec son professeur d’histoire, Hélène Bourdon, a obtenu le deuxième prix.

Les élèves de terminale STMG du lycée Notre-Dame de Guingamp, sous la houlette d'Hélène Bourdon, leur professeur d'histoire géographe, ont participé au concours national sur le centenaire de la guerre 1914-1918, organisé par l'Union nationale des combattants.

Leur travail, intitulé Guingamp pendant la Grande Guerre, loin du front, près du cœur, destiné à transmettre la mémoire des combattants et de cette guerre, leur a valu le deuxième prix.

« Un produit audiovisuel de grande qualité »

Le colonel Patrick Allix, président de l’UNC 22, retrace la genèse du projet : « Ce travail, pris sous un angle très surprenant, traite de la vie quotidienne à l’arrière du front, de la mise en place de l’économie locale de guerre », rapporte le colonel Patric Allix, président de l'UNC 22.

Avant d'ajouter : « Il met également en valeur la place des femmes dans ce quotidien difficile. Ces recherches et cette synthèse aboutissent à créer un produit audiovisuel de grande qualité. »

Un septième prix pour l'enseignante

Le proviseur du lycée, Yvon Queromès, a reçu la médaille du centenaire. En présence de Philippe Le Goff, maire de Guingamp, Yannick Kerlogot, député, Bernard Hamon, maire de Ploumagoar et du sous-préfet, Frédéric Lavigne.

Patrick Allix a remis la médaille d’honneur de l’UNC à Hélène Bourdon. C’est le septième prix obtenu par l’enseignante depuis 2010.

Un travail de mémoire utile

« Je suis très de mes élèves et honorée par la présence des élus, des représentants du lycée, du représentant de l’État », confie Hélène Bourdon. « Mon travail, au-delà d’enseigner, est de transmettre avec passion, dans la bonne humeur, de faire réfléchir, de créer des liens, et ce quel que soit le résultat. »

Le sous-préfet, quant à lui, a conclu en citant Churchill : « Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre ». Ce qui montre l’utilité du travail de mémoire.

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Hélène Bourdon au centre entourée par les élèves qu'elle a accompagnés dans le projet. | Ouest-France

 

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Le corps d'un ancien soldat de Dalhem retrouvé lors de travaux à Dixmude identifié.

Une info rtbf.be signée Olivier Thunus

Le corps de Joseph Dethier, soldat de la première guerre mondiale, domicilié à Dalhem et tué en 1914 durant la bataille de l'Yser, a été retrouvé. Il fait partie d'un ensemble de quatre squelettes découverts en 2016 et qui ont pu maintenant être identifiés... ou presque.

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24 octobre 1914. Front de l'Yser, près de Dixmude. Joseph Dethier est soldat dans l'armée belge. Ce natif de Villers l'Evêque, domicilié à Dalhem, ingénieur mécanicien de formation, se bat aux côtés des autres hommes de son régiment, le 4ème corps des Transports, rattaché au 12ème de Ligne de Spa. Ce jour-là, Joseph Dethier est tué au combat. Il était à 10 jours de son 26ème anniversaire. Ce jour-là, quinze assauts allemands seront repoussés.

Juin 2016, Des travaux sont en cours sur une canalisation de gaz dans le Tuinwijk, un nouveau quartier social de Dixmude. Quatre squelettes sont découverts. Un est la dépouille d'un fusilier marin français, les trois autres sont belges. C’est la première fois depuis 1952 que des restes de soldats belges sont retrouvés. A cet endroit, tranchées allemandes et belges se faisaient face. C’est dans cette dernière que les restes sont découverts. Leurs boutons d'uniforme indiquent qu'ils servent au 12ème de Ligne. L'enquête montrera qu'ils sont tombés dès octobre 1914. Les recherches menées par le War Heritage Institute permettront ensuite, grâce à l'ADN, d'identifier clairement deux des corps. Les deux autres, sont Joseph Dethier pour l'un, un certain Jacquet pour l'autre. C'est une note de leur commandant qui indiquait le lieu de leur sépulture. Mais là, l'identification est plus difficile : " Joseph Dethier était célibataire et vivait chez son oncle, qui était célibataire également. Il était fils unique, donc on n’a pas de descendant pour comparer l’ADN. L’idéal serait d’identifier l’autre corps, voire des descendants, mais ça c’est toujours en cours d’investigation pour savoir lequel des deux est Joseph Dethier ", explique Chrystel Blondeau, attachée aux recherches d’histoire locale de la commune de Dalhem.

Joseph Dethier n'a pas été officiellement déclaré mort en octobre 1914. Il faudra attendre un jugement du 10 septembre 1925 pour que cela soit le cas. Tout comme les cinq autres soldats dalhemois tués lors de la première guerre mondiale, une rue dans cette localité porte son nom. La rue où il était domicilié, chez son oncle. Aujourd'hui retrouvé, il sera officiellement inhumé le 1er juillet prochain dans le cimetière militaire de La Panne.

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Le monument aux Morts de Dahlem où le nom de Joseph Dethier y est inscrit.

 

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